Cookie Consent by Free Privacy Policy Generator Voie Verte de Poblete

Voie Verte de Poblete

Histoire du chemin de fer

Le tracé de la Voie Verte de Poblete profite d’une fraction du tracé du chemin de fer Madrid - Ciudad Real - Badajoz. Celui-ci eut une histoire assez singulière. Ce furent des capitalistes français les premiers intéressés à poser un chemin de fer entre Badajoz et Ciudad Real.

Un fait contribua au succès de cette ligne : la correspondance à Almorchón avec d’autres voies qui permettaient d’accéder aux riches bassins de charbon du Guadiato, dans la région de Cordoue. En 1866 la construction de ce tronçon termina mais on comprit vite que l’affaire véritablement rentable était de tramer une liaison ferroviaire allant de Ciudad Real à Madrid.

Une fois décidé, on employa tous les capitaux et les énergies dans la construction de ce nouveau secteur de Ciudad Real à la gare de Madrid-Delicias, construite pour ce chemin de fer comme son grand terminal. Cependant, l’épuisement économique de la société fut tel que, au moment de parfaire la ligne en 1879, elle fut absorbée sans rémission par la société plus puissante, MZA. Ainsi, les trains de Ciudad Real et Badajoz termineraient leur parcours dans le terminal de Atocha. Outre le fait de modifier l’arrivée madrilène, il y eut une autre variation urbaine hors du centre de Ciudad Real, avec une nouvelle gare au sud, commune aux trains provenant de Manzanares.

La ligne eut sa dernière convulsion en 1988. Déjà sous la tutelle de Renfe, le tronçon Madrid-Ciudad Real se transforma en la première section du TGV Madrid-Séville. La vieille voie fut en grande partie démantelée et, sur son terrassement, on posa une voie futuriste sur laquelle des trains véloces volent depuis 1992 entre l’Andalousie et Madrid. 

Le tracé actuel de la Voie Verte de Poblete provient précisément de ce processus. La sortie sud de Ciudad Real changea substantiellement, le réseau conventionnel fit correspondre son tracé à la nouvelle ligne à grande vitesse, la gare classique étant alors abandonnée. Cela laissa également hors service ce tronçon, depuis la ville jusqu’à la première gare, celle de Poblete. De là le vieux tracé du XIXe siècle est encore en service, parallèle à celui des trains à grande vitesse jusqu’à Puertollano, où chacun cherche son chemin : celui des trains à grande vitesse vers l’Andalousie et le tracé ibérique vétéran vers l’Estrémadure par la belle vallée de Alcudia.